Logo ESE



Partenaires

Logo CNRS
Logo tutelle UPS
Logo tutelle AgroParisTech



Rechercher

sur ce site


Accueil > Personnel > Pages personnelles > Ecologie des Populations et Communautés > Marine Levé

Marine Levé

Toutes les versions de cet article :

Doctorante

Doctorante

Coordonnées :

  • Laboratoire Ecologie Systématique et Evolution (UMR 8079)
  • Equipe Ecologie des Populations et des Communautés
  • Université Paris-Sud XI, Bâtiment 362
  • 91405 ORSAY Cedex



Contact :

Projet

Projet

Les zones urbaines du plateau de Saclay ne comprennent pas que du bâti : de nombreux jardins particuliers sont présents, potentiels petits refuges pour la nature, et notamment les insectes pollinisateurs. De nombreuses actions sont possibles au jardin pour protéger la diversité de ces insectes. Mon projet porte sur deux actions e conservation des insectes pollinisateurs.

Vous trouverez ici quelques informations sur la pollinisation, sur la façon dont vous pouvez participer au projet.


La pollinisation : une relation plantes-insectes… très intéressante pour l’homme

Environ 85 % des plantes à fleurs ont besoin de l’intervention d’un insecte pour réaliser la pollinisation et se reproduire (le reste voit son pollen transporté par le vent, l’eau, etc). Elles sont très diverses et on les trouve dans presque toutes les grandes familles de plantes à fleurs.
Les insectes pollinisateurs sont aussi très divers. Les abeilles domestiques (Apis mellifera) sont des pollinisateurs connus mais ils sont loin d’être les seuls : de nombreux insectes sauvages réalisent aussi la pollinisation, comme les coccinelles, les mouches, les bourdons, les papillons ...

Deux syrphes ceinturés butinent un coquelicot (Photo Eddsica@SPIPOLL)
Deux syrphes ceinturés butinent un coquelicot
(Photo Eddsica@SPIPOLL)

Environ un tiers des cultures mondiales ont obligatoirement besoin de pollinisateurs pour se reproduire. Ces pollinisateurs sont pour beaucoup des insectes : en Europe, 84 % des cultures dépendent d’eux. En permettant aux plantes d’échanger du pollen, de se reproduire, de former des fruits, les pollinisateurs réalisent un important service, qu’on dit écosystémique car il regroupe les bénéfices retirés par les hommes du fonctionnement des écosystèmes.
On peut estimer la valeur de ce service en chiffrant la contribution des pollinisateurs à la valeur économique des cultures alimentaire… et on obtient ainsi un chiffre de 153 milliards d’euro à l’échelle mondiale, loin d’être négligeable !
Or, ces pollinisateurs sont menacés : l’urbanisation grignote des habitats, à la monoculture les uniformise, le changement climatique perturbe les écosystèmes… Comprendre comment tous ces facteurs affectent les espèces est une tâche complexe !

Un charaçon sur une véronique. (Photo ESEEPC@SPIPOLL)
Un charaçon sur une véronique.
(Photo ESEEPC@SPIPOLL)

La conservation de la biodiversité des insectes pollinisateurs est donc essentielle et il est possible de faire quelque chose à partir de chez soi, dans son jardin …


Je souhaite participer
Les deux actions sur lesquelles je me penche pour ce projet sont :

  • Réaliser des observations d’insectes pollinisateurs grâce au programme SPIPOLL pendant une saison de pollinisation (mars-juillet)


  • Planter et entretenir des fleurs mellifères au jardin pendant une saison de pollinisation (mars-juillet)

Je souhaite recueillir le maximum d’avis sur ces deux actions : pour participer, il n’est pas nécessaire de les réaliser, je souhaite juste connaître votre perception de ces actions, de leur difficultés, de ce qu’elles vous apporteraient. Pour cela, un questionnaire est disponible à l’adresse suivante : https://apps.mnhn.fr/enquetes/index....

Des observations de pollinisateurs ?

Le SPIPOLL est le Suivi photographique des insectes pollinisateurs, un programme coordonné par le MNHN.
Pour y participer, il faut un appareil photo et une fleur : pendant 20 minutes, les insectes qui viennent se poser sur la fleur et sont photographiés. Les insectes sont ensuite nommés (avec l’aide du site SPIPOLL) et les photos mises en ligne. Elles sont ensuite utilisées pour des sujets de recherche.
Le site du SPIPOLL : http://www.spipoll.org/

Fleur de chicorée. (WikipédiaCommons)
Fleur de chicorée.
(WikipédiaCommons)

Planter des fleurs ?

Un petit patch de fleurs mellifères fournit des ressources alimentaires aux pollinisateurs. Des fleurs comme la carotte sauvage, la vipérine, la chicorée sont appréciées des insectes. Des mélanges à planter sont disponibles, lorsque ces fleurs ne poussent pas spontanément dans le jardin. En plus, elles sont souvent de couleurs variées, ce qui est un atout pour l’utilisateur humain et non insecte !