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Accueil > Equipes de recherche > Ecologie des Populations et des Communautés > Sciences participatives du grand public > Mon jardin, ce parc naturel

Mon jardin, ce parc naturel

« Il y a bien plus que l’on pense dans les jardins… »

Les jardins, publics ou de particuliers, renferment une diversité d’espèces
impressionnante : arbres, fougères, fleurs, insectes, mammifères, oiseaux, etc.
Parmi elles, les insectes pollinisateurs qui, en transportant le pollen d’une fleur
à l’autre et d’un jardin à l’autre, aident les plantes à fleurs à se reproduire. En
retour, les fleurs fournissent aux insectes de quoi se nourrir, sous forme de
nectar ou du pollen. Un ensemble de jardins proches est ainsi un réseau au sein
duquel les insectes peuvent se déplacer.
Les insectes pollinisateurs font face à plusieurs menaces. Les produits
phytosanitaires affaiblissent ou tuent les insectes sans distinction. Le
changement d’usage des sols, des petites parcelles agricoles aux grandes
parcelles de monoculture, n’offre plus le même diversité de ressources aux
pollinisateurs. L’urbanisation s’accompagne d’une diminution forte de la
diversité des insectes pollinisateurs.

« Le plateau de Saclay : une zone atelier pour comprendre l’écologie urbaine »

Le plateau de Saclay est un territoire en cours d’urbanisation et où il existe une
volonté de préservation d’une identité agricole et naturelle. Les problématiques
liées à la perte de biodiversité des insectes pollinisateurs et à leur service de
pollinisation des plantes sont présentes. Nous considérons ici le plateau de
Saclay d’un point de vue écologique, en incluant les communes avec lesquelles
il forme un espace avec des continuités écologiques fortes.
Les jardins y apparaissent comme des zones intéressantes pour les insectes
pollinisateurs : aménagés de telle sorte à favoriser leur biodiversité, ils peuvent
servir de refuges et de relais. Favoriser cette biodiversité dans un jardin
particulier relève de comportements individuels : réduire l’usage des produits
chimiques, laisser un coin se repeupler en espèces florales locales appréciées
des insectes, installer un hôtel à insectes… Ces comportements peuvent être
regroupés sous le nom plus général de comportements de conservation de la
biodiversité.

« Des (bonnes) intentions aux actions »

Ces comportements sont mis en avant de manière croissante comme des
moyens d’agir à une échelle locale sur des problèmes globaux. Dans le cas des
insectes pollinisateurs, favoriser leur présence dans un jardin signifie aussi
accroître plus généralement le service de pollinisation qu’ils réalisent et dont
dépendent environ 78 % des espèces de plantes pour leur reproduction. Ces
comportement dépendent d’individus pour leur réalisation : ceux-ci peuvent
avoir l’intention d’en réaliser mais ne pas concrétiser cette intention.

« Notre projet »

Comprendre quels sont les obstacles à la réalisation de comportements
favorisant la biodiversité aiderait à proposer des solutions pour lever ces
barrières. Nous étudions deux comportement de conservation de la biodiversité
des insectes pollinisateurs dans les jardins pour identifier ces barrières :

  • planter et entretenir pendant une saison de pollinisation (mars à juillet) une
    zone du jardin en prairie fleurie qui fournit des ressources nutritives aux
    insectes pollinisateurs
    Logo du Suivi photographique des
    insectes pollinisateurs
  • observer pendant une saison de pollinisation les insectes grâce au Suivi
    photographique des insectes pollinisateurs (coordonné par le Muséum national
    d’histoire naturelle, qui regroupe et analyse les données).
    Un individu peut avoir l’intention de réaliser un comportement mais ne pas la
    concrétiser à cause, par exemple, de critiques de voisins au jardin contigu, ou
    d’un manque de temps. Les barrières sont de nature variée et ce projet vise à les
    identifier en utilisant des questionnaires interrogeant les habitants du plateau. Il
    repose donc sur la participation d’habitants, sans aucune obligation de
    réalisation du comportement.

« Un besoin de participation… »

Afin de réaliser ce projet et d’en tirer des informations pertinentes, il nous est
nécessaire d’avoir un nombre suffisant de participants prêts à planter un petit carré de végétation dans leur jardin.
Si vous désirez participer merci d’envoyer un mail à : pollinisateurs.saclay@u-psud.fr