Nous travaillons sur les translocations d’espèces (renforcement, réintroductions de populations ou créations de nouvelles populations via migration assistée) qui sont un outil largement utilisé par les gestionnaires depuis 50 ans. La fréquence des translocations va inévitablement augmenter dans le futur proche, pour aider les espèces à coloniser des habitats qui sont difficiles à atteindre par dispersion naturelle dans des paysages de plus en plus fragmentés par les activités humaines.

Malheureusement, les données concernant les translocations passées sont extrêmement dispersées (littérature grise) et fragmentaires. Nous collaborons avec le MNHN (F. Sarrazin), et nous travaillons (B. Colas, et J. Fernandez-M.) depuis 2011 sur la mise en place d’une base de données sur les translocations en Europe et dans le bassin méditerranéen.

Notre question de recherche est spécifiquement :

Quels sont les facteurs biologiques (taxons, traits d’histoire de vie), écologiques et biogéographiques (types d’habitat), évolutifs (présence d’adaptation locale, consanguinité…), mais aussi institutionnels (types d’organismes impliqués) et sociaux (acceptation du public) qui jouent sur la prise de décision, la gestion et le résultat des translocations ?