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Les oiseaux des jardins :

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Projet porté par Carmen Bessa-Gomès et François Chiron du Laboratoire ESE.

Poster réalisé par Claire Alix et Sandrine Fontaine.

Mon jardin, ce parc naturel :

« Il y a bien plus que l’on pense dans les jardins… »

Les jardins, publics ou de particuliers, renferment une diversité d’espèces impressionnante : arbres, fougères, fleurs, insectes, mammifères, oiseaux, etc. Parmi elles, les insectes pollinisateurs qui, en transportant le pollen d’une fleur à l’autre et d’un jardin à l’autre, aident les plantes à fleurs à se reproduire. En retour, les fleurs fournissent aux insectes de quoi se nourrir, sous forme de nectar ou du pollen. Un ensemble de jardins proches est ainsi un réseau au sein duquel les insectes peuvent se déplacer. Les insectes pollinisateurs font face à plusieurs menaces. Les produits phytosanitaires affaiblissent ou tuent les insectes sans distinction. Le changement d’usage des sols, des petites parcelles agricoles aux grandes parcelles de monoculture, n’offre plus le même diversité de ressources aux pollinisateurs. L’urbanisation s’accompagne d’une diminution forte de la diversité des insectes pollinisateurs.

« Le plateau de Saclay : une zone atelier pour comprendre l’écologie urbaine »

Le plateau de Saclay est un territoire en cours d’urbanisation et où il existe une volonté de préservation d’une identité agricole et naturelle. Les problématiques liées à la perte de biodiversité des insectes pollinisateurs et à leur service de pollinisation des plantes sont présentes. Nous considérons ici le plateau de Saclay d’un point de vue écologique, en incluant les communes avec lesquelles il forme un espace avec des continuités écologiques fortes. Les jardins y apparaissent comme des zones intéressantes pour les insectes pollinisateurs : aménagés de telle sorte à favoriser leur biodiversité, ils peuvent servir de refuges et de relais. Favoriser cette biodiversité dans un jardin particulier relève de comportements individuels : réduire l’usage des produits chimiques, laisser un coin se repeupler en espèces florales locales appréciées des insectes, installer un hôtel à insectes… Ces comportements peuvent être regroupés sous le nom plus général de comportements de conservation de la biodiversité.

« Des (bonnes) intentions aux actions »

Ces comportements sont mis en avant de manière croissante comme des moyens d’agir à une échelle locale sur des problèmes globaux. Dans le cas des insectes pollinisateurs, favoriser leur présence dans un jardin signifie aussi accroître plus généralement le service de pollinisation qu’ils réalisent et dont dépendent environ 78 % des espèces de plantes pour leur reproduction. Ces comportement dépendent d’individus pour leur réalisation : ceux-ci peuvent avoir l’intention d’en réaliser mais ne pas concrétiser cette intention.

« Notre projet »

Comprendre quels sont les obstacles à la réalisation de comportements favorisant la biodiversité aiderait à proposer des solutions pour lever ces barrières. Nous étudions deux comportement de conservation de la biodiversité des insectes pollinisateurs dans les jardins pour identifier ces barrières :

  • planter et entretenir pendant une saison de pollinisation (mars à juillet) une zone du jardin en prairie fleurie qui fournit des ressources nutritives aux insectes pollinisateurs
    Logo du Suivi photographique des insectes pollinisateurs
  • observer pendant une saison de pollinisation les insectes grâce au Suivi photographique des insectes pollinisateurs (coordonné par le Muséum national d’histoire naturelle, qui regroupe et analyse les données).
    Un individu peut avoir l’intention de réaliser un comportement mais ne pas la concrétiser à cause, par exemple, de critiques de voisins au jardin contigu, ou d’un manque de temps. Les barrières sont de nature variée et ce projet vise à les identifier en utilisant des questionnaires interrogeant les habitants du plateau. Il repose donc sur la participation d’habitants, sans aucune obligation de réalisation du comportement.

« Un besoin de participation… »

Afin de réaliser ce projet et d’en tirer des informations pertinentes, il nous est nécessaire d’avoir un nombre suffisant de participants prêts à planter un petit carré de végétation dans leur jardin.
Si vous désirez participer merci d’envoyer un mail à : pollinisateurs.saclay@u-psud.fr