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Accueil > Equipes de recherche > Ecologie des Populations et des Communautés > Ecologie des invasions

Ecologie des invasions

Elsa Bonnaud, François Chiron, Franck Courchamps et Alice Fournier

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Les invasions biologiques sont considérées comme un facteur majeur de perturbation des écosystèmes et de perte de biodiversité. Nous les appréhendons à la fois dans un contexte de biologie de la conservation et en tant que modèle d’étude de réseaux trophiques perturbés par l’ajout d’une espèce (invasion) ou son retrait (éradication). Nous traitons ces questions à partir d’un nombre important d’approches (missions de terrain, expérience en laboratoire, modélisation mathématique et statistique, analyses de bases de données) et de modèles biologiques (mammifères, oiseaux, insectes, …).

Dans les écosystèmes insulaires
E. Bonnaud

Mes projets de recherche portent sur l’impact des invasions écologiques dans les écosystèmes insulaires. Plus précisément je travaille depuis plusieurs années sur le régime alimentaire et l’impact d’espèces invasives de mammifères (rats, chats) sur différents types d’écosystèmes insulaires : méditerranéen, pacifique, atlantique.
Depuis 2013, je développe un projet de recherche sur la pression qu’exerce l’invasion des chats en Nouvelle Calédonie sur des espèces endémiques et en voie d’extinction. Ce projet est le sujet de thèse de Pauline Palmas en collaboration avec Eric Vidal qui dirige l’Institut de Recherche et Développement en Nouvelle Calédonie. Cette thèse a pour objectis : 1) d’évaluer la pression de la prédation des chats sur de nouveaux hotspots calédoniens ; 2) de déterminer le comportement trophiqhe individuel des chats grâce à des analyses génétiques ; 3) d’estimer les impacts des chats sur les pétrels en utilisant une nouvelle méthodologie pour localiser les colonies de pétrels.

La pollinisation face aux espèces invasives
A. Fournier thèse sous la direction de F. Courchamp

La pollinisation est un service écosystémique qui a récemment été estimé à 153 milliards de dollars par ans à l’échelle mondiale. Elle est actuellement soumise à de nombreuses menaces. Parmi celles ci, les invasions biologiques contribuent à l’affaiblissement des populations de pollinisateurs. En effet, certaines espèces invasives sont des prédateurs de pollinisateurs. C’est par exemple le cas du frelon asiatique : il envahit actuellement l’Europe à une vitesse sans précédents, et consomme de grandes quantités d’abeilles.
De plus, les changements globaux entrainent des changements d’aire de distribution de nombreuses espèces, donc des espèces envahissantes. La perturbation de la pollinisation par les espèces invasives risque donc d’augmenter. Notre objectif est de fournir des prédictions d’impacts écologiques et économiques, de ces espèces invasives, et sur la pollinisation, dans le cadre de changements climatiques. Nous combinons des approches de modélisation transdisciplinaires, de l’écologie à l’économie, afin d’estimer les coûts écologiques et économiques futurs.